LA SEMAINE DU 9 AU 13 JANVIER 2012
La taxe Tobin a encore fait les beaux jours de l'actualité. L'euro et l'Europe survivront-ils ? Tout le monde a son avis sur la question. Quant au maintien, ou non, du triple A de la France et de quelques autres pays européens, les paris sont ouverts. Vous n'avez pas le temps de tout lire, chaque vendredi, cette revue de presse vous donne un panorama de l'actualité financière et économique.
LUNDI 9 janvier
"Taxe Tobin", la solitude de la France
Le site latribune.fr revient sur la menace de Nicolas Sarkozy de faire cavalier seul pour l'instauration d'une taxe sur les transactions financières.
(...) « La France "n'attendra pas que tous les autres soient d'accord pour la (la taxe Tobin) mettre en oeuvre", a martelé Nicolas Sarkozy, dans un discours prononcé à la veille du week-end. Il y aura "un texte financier en conseil des ministres probablement en février" pour faire passer cette taxe, a précisé dimanche le secrétaire d'État au logement, Benoist Apparu. Ajoutant, histoire de jouer à fond sur le ressentiment des électeurs à l'égard des banquiers : "ce n'est pas parce que les financiers disent non qu'on va les écouter".
Angela Merkel, que le président français retrouve ce lundi à Berlin pour un déjeuner de travail, se montre plus que troublée par cette annonce inopinée. Car si l'Allemagne soutient l'idée d'une taxe sur les transactions financières, elle défend le projet conçu par la commission européenne et juge indispensable d'obtenir un consensus au sein de l'UE sur celui-ci, ce qui prendra bien sûr un certain temps. "Il faut commencer par clarifier les positions des uns et des autres", a déclaré le porte-parole de la chancelière. On sait les britanniques farouchement opposés à ce projet. "Une taxe sur les transactions que ne serait mise en place qu'en Europe nous coûterait des emplois, nous priverait de revenus fiscaux, nous verrions partir énormément d'organismes financiers", a déclaré dimanche le premier ministre britannique, David Cameron. » (...)
« Selon un rapport du cabinet 99 Partners, cette taxe pourrait rapporter jusqu'à 12,5 milliards d'euros à la France. Alors que France et Allemagne devraient dévoiler le 23 janvier leurs propositions communes sur l'assiette de cette taxe, la France, encouragée par le ralliement de certains de ses voisins européens à cette cause, comme l'Italie, peut-elle vraiment faire cavalier seul ? Cela paraît difficile, le risque étant grand de fragiliser le rôle de la place financière de Paris. »
Retrouvez l'article d'Ivan Best et Fabien Piliu sur le site latribune.fr, lundi 9 janvier 2012
Pourquoi la BCE ne prête pas aux États aux mêmes taux qu'aux banques...
La réponse est sur le site latribune.fr
« Berlin et la Bundesbank s'opposent à toute solution qui favorise le "laxisme des États européens". Rigueur et récession, voilà le menu pour 2012. Contraints de réduire de manière drastique leurs dépenses publiques, les pays membres de la zone euro sont piégés par la hausse de leurs coûts de financement sur les marchés. Le 17 novembre, le spread France-Allemagne a atteint son plus haut niveau depuis la création de la monnaie unique et demeure tendu à 140 points de base. Le spread italien à 10 ans a atteint quant à lui un pic depuis 1997. Conséquence, la situation devient de plus en plus intenable, l'effet boule de neige sur les déficits et la dette étant inévitable, faute de croissance.
La création des eurobonds, « indispensables » selon Jacques Delors, devait permettre de rassurer les marchés. Mais l'Allemagne et les pays du nord de l'Europe se sont dressés contre toute mutualisation des dettes consistant à payer pour des États "non vertueux".
Dans une tribune publiée dans les colonnes du Monde le 3 janvier (« Pourquoi faut-il que les États payent 600 fois plus que les banques ? »), Michel Rocard, ancien Premier ministre et président du directoire de Terra Nova et Pierre Larrouturou, économiste, ont proposé une alternative. (...) Ils proposent que la BCE prête à des établissements publics de crédit aux mêmes taux que ceux pratiqués pour les banques commerciales. C'est-à-dire 1 % aujourd'hui. Ces mêmes établissements publics pourraient ensuite prêter aux États aux mêmes taux et rendre supportables les coûts de refinancement des dettes anciennes. De quoi soulager un pays comme l'Italie qui dégage un excédent primaire mais qui se retrouve étranglé par ses coûts de refinancement supérieurs à 7 % aujourd'hui.
Du point de vue des traités, "il n'existe aucune barrière juridique à un prêt de la BCE à un établissement public de crédit", explique un fonctionnaire de la BCE. Libre à ces établissements de fixer leurs propres taux et de prêter aux États. Seule condition, ne pas pratiquer des taux moins élevés que ceux auxquels ils ont emprunté. Mais l'idée est rejetée d'emblée. «"ll faut respecter l'esprit des traités", explique-t-on à Francfort, faisant écho aux propos tenus récemment par Mario Draghi. On préfère en appeler à la responsabilisation des États et on insiste sur les efforts qui doivent être accomplis. « L'austérité est douloureuse, mais elle est la seule solution viable sur le long terme », ajoute le membre de l'institution qui cite l'Allemagne en exemple. » (...)
Retrouvez l'article de Romain Renier sur le site latribune.fr, lundi 9 janvier 2012
Le déficit commercial a reculé en novembre
Bonne nouvelle relayée par le site lexpansion.com
« Le solde commercial de la France est revenu à 4,4 milliards d'euros en novembre contre 5,6 milliards en octobre grâce notamment à des ventes d'Airbus. Mais le trou sur 12 mois dépasse toujours les 70 milliards d'euros. » (...)
Ces chiffres fournis par les services des Douanes montrent aussi un redressement des ventes de biens intermédiaires, de produits pharmaceutiques et d'équipements. Et dans le même temps, les importations ont stagné, indiquent celles-ci.
« Le déficit cumulé des 12 mois achevés fin novembre a ainsi atteint 70,5 milliards d'euros, en très nette détérioration par rapport à celui de l'année 2010 (51,5 milliards). Le gouvernement prévoit pour 2011 un déficit record de 75 milliards d'euros. La France n'a pas connu d'excédent commercial annuel depuis 2002, selon les séries longues données par les Douanes. (...)
Retrouvez l'article intégral sur le site lexpansion.com, lundi 9 janvier 2012
Taxe sur les transactions financières : Berlin toujours en retrait de Paris
L'article est sur le site la tribune.fr
(...) « "Ma conviction, c'est que si nous ne montrons pas l'exemple, cela ne se fera pas. L'idée de la France, c'est d'appliquer le projet de directive" de la Commission européenne, a indiqué ce lundi Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse avec Angela Merkel. Cette dernière a jugé qu'il s'agissait "d'une bonne initiative pour passer de la parole à l'acte", mais a répété sa préférence pour une action concertée au niveau européen. "Côté allemand, le but est d'avoir une déclaration d'intention des ministres des Finances (de l'Union européenne) d'ici début mars" sur une telle taxe. La chancelière a ajouté que "personnellement", elle pouvait "imaginer une telle taxe au niveau de la zone euro" seule, tout en précisant que cette option, qui exclut la City de Londres, n'était pas soutenue par l'ensemble de son gouvernement. (...)
Pour le reste, la France et l'Allemagne souhaitent ainsi que l'accord européen renforçant la discipline budgétaire, et sur lequel vingt-six des vingt-sept pays de l'UE se sont engagés début décembre, soit signé "pour le 1er mars", a déclaré le président français. Les deux dirigeants sont par ailleurs d'accord pour réfléchir aux moyens "d'accélérer le versement du capital" du futur mécanisme de secours européen (MES). Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont aussi réitéré leur volonté de maintenir la Grèce dans la zone euro, à condition toutefois que le pays mette en oeuvre des réformes budgétaires. » (...)
Retrouvez l'article complet sur le site latribune.fr, lundi 9 janvier 2012
Les banques contre la taxe sur les transactions financières
Le site latribune.fr donne la parole aux banques sur le sujet épineux de la taxe Tobin.
(...) « Les banques n'y vont pas par quatre chemins. "Une taxe sur les transactions financières qui ne serait appliquée qu'en France pèserait sur la croissance, entraînerait une perte de compétitivité et constituerait un lourd handicap pour le financement de l'ensemble de l'économie française", écrit la Fédération bancaire française dans un communiqué diffusé lundi 9 janvier. Elle qualifie aussi cette taxe unilatérale "d'inefficace" et de "contre-productive pour l'économie française".
Christian Saint-Etienne, du Conseil d'analyse économique du Premier ministre, est même encore plus virulent. "Y aller seuls, c'est complètement suicidaire, cela va tuer la place de Paris", affirme -t-il. L'économiste estime que si la France fait cavalier seul, "la seule chose envisageable serait une taxe totalement symbolique", de l'ordre de 0,001%, sur une assiette limitée. (...)
De plus, la fédération bancaire ne manque pas de souligner le risque de distorsion de concurrence. "Pour la partie relevant des banques, une taxe sur les transactions financières viendrait s'ajouter aux nombreuses taxes spécifiques dont certaines sont très récentes, auxquelles sont déjà soumises les banques françaises, à la différence de leurs concurrentes étrangères", observe-t-elle.
Face au blocage annoncé d'une taxe à vingt-sept, le président français plaide pour une accélération de sa mise en place - si possible en 2012 et non 2014 comme proposé par la Commission - dans la zone euro ou, à défaut, dans un groupe de pays "pionniers" dans lequel il aimerait au moins enrôler l'Allemagne et l'Italie. Il a dit ne pas douter que l'exemple de la France permettra d'engager "un mouvement dans la zone euro", puis, une fois que celle-ci se sera dotée dans son ensemble d'une taxe sur les transactions financières, un mouvement d'opinion dans le monde entier en faveur de cette taxe. La Commission européenne travaille sur l'hypothèse d'une taxe de 0,1% sur les échanges d'actions et d'obligations et de 0,01% sur les échanges de produits dérivés. » (...)
Retrouvez l'article complet de Séverine Sollier sur le site latribune.fr, lundi 9 janvier 2012
MARDI 10 JANVIER
Zone euro : "Merkozy" retrouve en 2012 les problèmes de 2011
Le site la tribune.fr fait le point sur les problèmes de la zone euro et les solutions proposées par la France et l'Allemagne.
« Les deux leaders n'ont pas répondu aux questions sur l'avenir de la monnaie unique. Angela Merkel renvoie la taxe sur les transactions financières à un hypothétique accord à 27. Pour la troisième année consécutive, le président français et la chancelière allemande ont débuté le nouvel an en souhaitant la fin de la crise de la dette grecque, et plus généralement de l'ensemble de la zone euro. "Le second programme pour la Grèce, y compris le rééchelonnement de sa dette, doit être rapidement réalisé, sinon il ne sera pas possible de verser la prochaine tranche d'aide à la Grèce", soit 5 milliards d'euros en mars, a averti Angela Merkel à l'issue de sa première rencontre de l'année avec Nicolas Sarkozy.
La chancelière a toutefois pris soin de souligner que Paris et Berlin "veulent que la Grèce demeure dans la zone euro". Une position qui est loin de faire l'unanimité dans l'Union européenne (UE). Le gouverneur de la banque centrale tchèque, Miroslav Singer, ne voit lui "aucune autre solution que le départ [de la Grèce, Ndlr] de la zone euro et une dévaluation très forte de la nouvelle monnaie grecque s'il n'y a pas la volonté de donner à la Grèce un montant massif d'argent des fonds structurels européens." (...)
Sur l'agenda européen des prochains mois, d'épineuses questions restent à régler : les échéances sont connues mais pas les solutions. Ainsi le président français a appelé la Banque centrale européenne (BCE) à agir pour "que le FESF [le fonds actuel de sauvetage européen, NDLR] fonctionne de façon plus efficace". Pour la chancelière Merkel, la BCE doit plutôt aider le FESF à "intervenir sur les marchés avec des instruments plus flexibles en cas de situation grave". Pour Nicolas Sarkozy, la situation est déjà "complexe, tendue comme dit Mme Merkel : peut-être comme jamais dans l'histoire de la zone euro". Comme "contribution" française à l'amélioration de la crédibilité de la zone euro, Nicolas Sarkozy a annoncé que le déficit de la France a été en 2011 de quatre milliards d'euros inférieur à celui prévu initialement. Au-delà de cette rigueur, Angela Merkel a parlé de la "deuxième jambe" de la reprise en Europe : la croissance. Pour la favoriser et ainsi réduire le chômage, une étude sur les "règles des marchés du travail" en Europe sera réalisée pour "s'inspirer des meilleures". (...)
Retrouvez l'article de Frank Paul Weber sur le site latribune.fr, mardi 10 janvier 2012
Fitch ne touchera pas au triple A français en 2012
Le site lexpansion.com, comme beaucoup de ses confrères, se fait l'écho de la nouvelle.
« Fitch Ratings ne prévoit pas d'abaisser la note souveraine de la France en 2012, actuellement "AAA", la meilleure possible, a déclaré mardi à l'AFP une porte-parole de l'agence de notation financière, confirmant des informations de presse. "Fitch reste sur sa position de décembre. En l'absence de chocs importants qui pourraient être liés à une forte aggravation de la zone euro, Fitch ne prévoit pas de modifier la perspective négative (française) avant 2013", a déclaré la porte-parole, ce qui signifie que l'agence n'envisage pas d'abaisser la note française cette année. L'agence avait abaissé le 16 décembre à "négative" contre "stable" auparavant la perspective de la note de la dette à long terme de la France.».
Retrouvez cette brève sur le site lexpansion.com, mardi 10 janvier 2012
La Banque de France confirme une croissance zéro fin 2011
Le site latribune.fr publiait cette information émanant de la Banque de France.
« La Banque de France a maintenu ce mardi son estimation d'une croissance nulle pour l'économie au quatrième trimestre 2011. Dans sa troisième et dernière estimation, elle a confirmé que le produit intérieur brut (PIB) devrait être resté "stable" au dernier trimestre de l'an dernier par rapport aux trois mois précédents. Cela pourrait permettre au gouvernement de frôler son objectif de croissance de 1,75% sur l'ensemble de l'année. Après une progression de l'activité de 0,3% au 3ème trimestre, l'"acquis de croissance" calculé en décembre par l'Insee pour 2011, en cas de stagnation de l'économie au dernier trimestre, était en effet de 1,7%.
Mais l'Institut national de la statistique et des études économiques prévoit de son côté une brève récession, avec un recul du PIB de 0,2% au quatrième trimestre 2011, suivi d'une contraction de 0,1% au premier trimestre 2012.». (...)
Retrouvez cette information sur le site latribune.fr, mardi 10 janvier 2012
Epargne : les ménages français ne croient plus à la Bourse
C'est Marina Alcaraz qui le dit dans un article paru sur le site lesechos.fr
« 93 % des Français jugent les actions « risquées » et 82 % ont la même opinion sur les obligations. Seuls 9 % jugent le moment opportun pour aller en Bourse. L'assurance-vie a subi une érosion dans les intentions de placement, selon une étude TNS Sofres pour La Banque Postale et « Les Echos ».
Entre les Français et la Bourse, le divorce est bel et bien consommé. La méfiance à l'égard des actions atteint des sommets, selon le 15 e baromètre TNS Sofres réalisé pour La Banque Postale et « Les Echos ». Avec la chute quasi ininterrompue des indices depuis l'été dernier sur fond d'inquiétudes sur les dettes souveraines, les particuliers se détournent en masse des marchés. (...)
A titre de comparaison, même après la chute de Lehman Brothers en septembre 2008 -qui avait provoqué une onde de choc dans le monde financier -, le grand public semblait un peu plus confiant à l'égard de la Bourse (14 %, au sondage de début 2009). Les questions relatives à l'appétit personnel révèlent la même défiance : seuls 5 % des sondés sont prêts à acheter des actions « au vu de l'évolution de la Bourse ces derniers mois ».
Faut-il rappeler qu'en un peu plus de dix ans, depuis son sommet de septembre 2000, le Cac 40 est passé de 6 944,77 points à 3 127,69 hier. Il y a eu un phénomène d'accumulation : d'abord avec la crise des "subprimes", puis avec la crise des dettes souveraines et les gros titres des médias sur les risques d'éclatement de la zone euro, les Français n'ont plus confiance dans tout ce qui touche aux marchés », souligne Michael Pergament, directeur d'études chez TNS Sofres. Pis encore, le sentiment est partagé par les actionnaires, pourtant plus avertis : malgré les valorisations extrêmement basses, seuls 25 % des investisseurs individuels jugent la période opportune pour aller en Bourse. Cette proportion a été diminuée de moitié en deux ans (52 % en octobre 2009). Des craintes qui se retrouvent dans les faits puisque quelque 2 millions de petits porteurs (hors actionnariat salarié) ont quitté la Bourse de Paris en trois ans. La proportion d'actionnaires individuels est, en effet, passée de 13,8 %, fin 2008, à 8,9 %, en septembre 2011 - à environ 4,3 millions de personnes - selon une autre étude de l'institut de sondage. (...)
Les obligations ne sont pas épargnées : 82 % les jugent risquées (+ 8 points en un semestre). Pour 44 %, elles sont même « très risquées » (+ 10 points), là aussi, le niveau le plus élevé depuis le lancement de cette étude. (...)
L'assurance-vie a subi une érosion notable en un semestre, perdant 6 points sur les intentions de placement, à 48 % (lire ci-contre). Les livrets, à l'inverse, restent le placement préféré des Français (76 %), en progression sur le semestre et loin devant tous les autres. (...)
Seul motif de réjouissance dans cet environnement morose : l'intérêt pour la finance et les sociétés cotées a nettement augmenté du fait justement de la très forte actualité : 35 % déclarent s'y intéresser, soit 12 points de plus en un semestre. C'est quasiment un record. »
Retrouvez l'article intégral de Marina Alcaraz sur le site lesechos.fr, mardi 10 janvier 2012
MERCREDI 11 JANVIER
Rome et Berlin favorables à une "taxe Tobin", mais à l'échelle de l'Europe
Le site lesechos.fr revient sur la taxe Tobin que le Président français est prêt à mettre en place seul, s'il le faut.
« Le président français Nicolas Sarkozy a dit vouloir instaurer une taxe sur les transactions financières en dépit de l'opposition de certains milieux financiers et du gouvernement britannique qui ne veut pas en entendre parler. Se disant prêt à l'instaurer en France quoi qu'il en soit, il espérait toutefois obtenir le ralliement de l'Italie et l'Allemagne.
"Nous sommes prêts à soutenir cette initiative à l'échelle européenne. La situation idéale serait qu'elle soit mondiale. Il serait sensé qu'elle soit adoptée par les 27 pays de l'Union européenne. Je ne suis pas sûr que cela soit sensé seulement au niveau de la zone euro", a déclaré Mario Monti, lors d'une conférence de presse organisée avec la chancelière allemande. » (...)
Retrouvez l'article sur le site lesechos.fr, mercredi 11 janvier 2012
La CADES émettra 40 milliards d'euros de dette en 2012
A lire aussi sur le site lesechos.fr, des nouvelles du remboursement de la datte française.
(...) « La Cades (caisse d'amortissement de la dette sociale), qui depuis sa création en 1996 a repris 202,4 milliards d'euros de déficits cumulés de la Sécurité sociale, a émis en 2011 73 milliards d'euros de dette, dont 31,4 milliards à moyen et long terme, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse. Pierre Hainry, responsable adjoint des activités de marché de la Caisse, a indiqué que le montant global des émissions en 2012 serait ajusté et réparti entre des émissions à moyen et long terme et des émissions à court terme, en fonction des conditions de marché qui, a-t-il rappelé, ont été difficiles dans la deuxième moitié de l'année 2011 avec l'aggravation de la crise de la dette souveraine en zone euro.
Si les conditions de marché s'améliorent sensiblement, la Cades pourrait émettre 28 milliards d'euros de dette à moyen et long terme en 2012 et 12 milliards de dette court terme. Si les conditions se détériorent, la répartition s'inverserait avec 7,0 milliards d'émissions d'obligations de moyen et long terme et 33 milliards d'euros à court terme.
Les besoins de financement de la Cades pour 2012 sont estimés à 66,4 milliards d'euros, soit 10 milliards d'euros de reprise de dette de l'assurance-vieillesse, 41,6 milliards de remboursements de titres de court terme, 10,1 milliards d'euros de titres de moyen et long terme et 4,7 milliards d'intérêts. Ces besoins sont couverts, pour 15,8 milliards d'euros, par plusieurs ressources : la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale), une partie des recettes de la CSG (contribution sociale généralisée), un versement du Fonds de réserve des retraites, un prélèvement de 2,2 % sur les revenus du capital. » (...)
Sur les quelque 1 689 milliards d'euros de dette publique de la France au sens du Traité de Maastricht (à fin septembre 2011), celle de l'Etat compte pour 79,4%, celle des collectivités locales pour 9,1%, celle de la Cades pour 8,5% et celle des autres organismes de Sécurité sociale 3 %. »
Retrouvez l'article intégral sur le site lesechos.fr, mercredi 11 janvier 2012
Le pire est à venir pour la zone euro
Le site lesechos.fr publie les réflexions de plusieurs spécialistes auxquels on a demandé comment ils voyaient l'avenir de la zone euro.
« Le pire de la crise de la dette est à venir mais la zone euro survivra à 2012, montre une enquête menée par Reuters auprès d'économistes, qui estiment par ailleurs que la France va probablement perdre sa note de crédit "triple A". Seuls neuf économistes sur 64 interrogés jugent que le plus dur est passé pour la zone euro, mais seuls dix d'entre eux s'attendent à ce que l'union monétaire s'effondre cette année. Une grande majorité des sondés prévoient que la France perdra sa note maximale "AAA" dans les trois prochains mois, et anticipent également un nouvel abaissement des notations de la Belgique, de l'Italie et de l'Espagne. Ainsi, 18 économistes sur 59 jugent l'abaissement de la note française au premier trimestre "hautement probable" et 33 l'estiment "probable".
Aux yeux des économistes interrogés, la Grèce est la principale menace pour la stabilité de la zone euro, à l'heure où Athènes négocie les modalités d'un deuxième plan d'aide destiné à lui éviter de se trouver en défaut en mars. » (...)
Retrouvez l'article intégral sur le site lesechos.fr, mercredi 11 janvier 2012
Jean Peyrelevade prône la séparation des activités bancaires
Le site latribune.fr donne la parole à celui est aujourd'hui le patron de la banque d'affaires franco-italienne Banco Leonardo et qui assistait lundi soir à un séminaire organisé par le Comité de vigilance et d'analyse économique (Vigi-Eco).
« Jean Peyrelevade va à contre-courant des établissements bancaires français, qui tiennent à leur modèle de banque universelle comme à la prunelle de leurs yeux. L'ancien patron du Crédit Lyonnais, estime que la réforme de la gouvernance bancaire doit aller plus loin encore que le rapport Vickers, qui recommande une séparation partielle des activités de détail de celles de marchés au sein des banques britanniques. Créé au lendemain de la victoire de François Hollande à la primaire socialiste dans le but de "proposer aux électeurs une analyse économique du projet porté par François Hollande", Vigi-Eco avait précisément convié pour ce premier séminaire John Vickers, président de la commission bancaire chargée par le gouvernement britannique de réfléchir à la façon d'empêcher une nouvelle crise financière.
La première réforme préconisée par son rapport consiste à obliger les établissements bancaires à filialiser leur activité de détail pour la séparer des activités de marché. L'objectif : assurer le financement des entreprises et des ménages, même en cas de faillite de la partie banque d'investissement. "Cette idée de ring fencing [cantonnement des risques financiers ; Ndlr] est excellente s'il s'agit d'une étape intermédiaire. A terme, je plaide pour une séparation complète des activités de détail des activités d'investissement", a rétorqué Jean Peyrelevade à John Vickers. "Pour une activité de banque d'investissement, qui n'a pas de dépôts et donc pas de sources propres de liquidité, la tentation sera grande de trouver des tunnels, des viaducs, pour accéder à la liquidité de la banque de détail présente au sein du même groupe bancaire", a argumenté Jean Peyrelevade. Et d'alerter : "Si on s'interdit d'aller plus loin (que le cantonnement), on s'expose à la réapparition, sous une forme inattendue, des problèmes de contagion des risques entre banque d'investissement et banque de détail". Et à ceux qui, comme Baudouin Prot, président de BNP Paribas, feraient observer qu'il n'est plus possible de servir la clientèle des entreprises sans combiner une offre de financement et une offre de marché (La Tribune du 1er décembre), Jean Peyrelevade répond que "les synergies entre les deux métiers sont très faibles". » (...)
Retrouvez cet article de Christine Lejoux sur le site latribune.fr, mercredi 11 janvier 2012
Pourquoi les Français travaillent moins que les autres
Emilie Lévêque, sur le site lexpansion.com, analysé cette étude de l'institut Coe-Rexecode, sur les temps de travail comparés des Européens.
(...) « La durée effective annuelle du travail des salariés à temps plein en France est l'une des plus faibles d'Europe, selon une étude de Coe-Rexecode publiée ce mercredi. La durée effective annuelle de travail des non salariés (indépendants et professions libérales) et des salariés à temps partiel en France se situe dans la moyenne haute en Europe (respectivement 2 453 et 978 heures). Le cabinet d'études économiques, proche du patronat, cite des chiffres inédits d'Eurostat, l'institut européen de la statistique. Selon ces données, les salariés français à plein temps ont travaillé 1679 heures en moyenne en 2010, soit 224 heures de moins que les Allemands, 177 heures de moins que les Britanniques et 134 heures de moins que les Italiens. C'est le niveau le plus faible de l'Union européenne, avec la Finlande. La tendance est à la baisse dans tous les pays européens, mais elle a été deux fois plus forte en France (-13,9% entre 1999 et 2010) qu'en Allemagne (-6,1%). (...)
Selon l'OCDE, les Français ayant un emploi ont travaillé en moyenne 1562 heures en 2010, soit 143 heures de plus que les Allemands (1419 heures). (...)
Eurostat indique pour sa part qu'un salarié français à temps complet en 2010 a travaillé 39,4 heures par semaine contre 40,6 heures en Allemagne, soit par extrapolation 2 048 heures par an. Mais ses les enquêtes portent sur la durée hebdomadaire type de travail, sans prise en compte des congés et absence pour raisons diverses. C'est pourquoi Coe-Rexecode a demandé à Eurostat de procéder à une nouvelle exploitation des données de ses enquêtes. Le résultat est que les salariés français à temps complet travaillent effectivement en moyenne 32,3 heures par semaine, contre 36,6 heures pour les salariés allemands.
Selon l'enquête emploi de l'Insee, qui porte sur 2007, il ressort que les salariés français à temps complet ne travaillent que 212 jours par an, à raison de 8 heures par jour, soit un total de 1 680 heures effectivement travaillées. Ce qui, rapporté à la semaine, fait bien 32 heures. La différence avec le nombre d'heures travaillées pour une semaine "normale" de travail (39 heures) s'explique bien sûr par les jours de congés payés et jours fériés (36 par an), ou encore les arrêts maladie (12,5 en moyenne par salarié français). Sans oublier les RTT. Dans certaines entreprises, le nombre de RTT par salarié est, sur la base de la semaine de 35 heures travaillée 39 heures, de 18 jours par an. » (...)
Retrouvez l'intégralité de ces statistiques et interprétations sur le site lexpansion.com, mercredi 11 janvier 2012
2012, année risquée pour la dette française
C’est un article du site lepoint.fr
« 1 380 milliards d'euros. C'est le nouveau record que devrait atteindre la dette de l'État français à la fin de 2012. Par rapport à l'année dernière, celle-ci devrait encore augmenter de 6,3 % ! Résultat, pour la première fois de l'histoire, la charge de la dette (sans compter celle de la Sécu ou des collectivités locales) pèsera plus lourd que l'enseignement scolaire, premier poste de dépense budgétaire : l'État devrait y consacrer 48,7 milliards, contre seulement 45,5 milliards d'euros pour l'éducation des jeunes, selon le projet de loi de finances du gouvernement.
Mais la facture pourrait bien déraper encore davantage. Car, pour financer son déficit budgétaire (près de 82 milliards prévus) et rembourser les obligations arrivant à échéance, l'État va encore devoir placer 178 milliards d'euros sur les marchés en 2012 (contre 184 milliards cette année). Il n'est pas le seul : la Caisse d'amortissement de la dette sociale, chargée d'apurer la dette de la Sécu (8,5 % de la dette publique totale, soit 143 milliards en 2011), va, de son côté, être obligée d'émettre 40 milliards d'euros sur les marchés. (…)
En 2011, l'État français a bénéficié de taux d'intérêt intéressants : elle a pu emprunter à un taux moyen de 2,79 % à moyen et long terme. (…) Cette année, tout dépendra de l'issue de la crise de confiance qui frappe la zone euro et de l'évolution de la note souveraine du pays. La France, qui fait encore partie du club assez fermé des pays notés AAA, pourrait bien perdre son fameux sésame avec l'effondrement de la croissance. (…) Au gouvernement, on essaie désormais de relativiser la portée d'une éventuelle dégradation. Avec comme argument que les marchés l'ont déjà intégrée. Les taux d'intérêt réclamés à la France pour se financer n'ont-ils pas déjà (légèrement) augmenté fin 2011 malgré le AAA ? Le fameux "spread", écart de taux avec l'économie de référence de la zone euro, l'Allemagne, a d'ailleurs commencé à se creuser dès la fin du mois de juin. Mais cet indicateur, suivi attentivement par l'Élysée, reflète aussi l'appétit particulièrement prononcé des investisseurs pour la dette allemande en période de tourmente.» (…)
Retrouvez l’article de Marc Vignaud sur le site lepoint.fr, mercredi 11 janvier 2012
JEUDI 12 JANVIER
La BCE maintient son taux directeur inchangé à 1%
« La banque centrale européenne marque une pause dans le cycle d'assouplissement monétaire après deux baisses consécutives afin de jauger l'impact de ces mesures ainsi que de l'apport massif de liquidités aux banques, écrit Challenges.fr. (…) Quelques jours après une recomposition de l'organigramme de la BCE, avec notamment le remplacement de l'Allemand Jürgen Stark par le Belge Peter Praet au poste clef d'économiste en chef, le conseil des gouverneurs a maintenu son taux de refinancement à 1%. Mario Draghi, président de la BCE, s'est félicité des effets de la première opération de refinancement à trois ans de l'institution, estimant notamment qu'elle avait permis d'éviter une "congestion majeure pour notre système bancaire". "Le recours considérable à la première opération de refinancement sur trois ans montre que nos mesures non-conventionnelles apportent une contribution significative à l'amélioration de la situation du financement des banques, et soutiendront donc les conditions du financement et la confiance", a-t-il souligné. La BCE a conduit en décembre une opération de refinancement à trois, au cours de laquelle elle a alloué aux banques un montant sans précédent de 489 milliards d'euros. Une nouvelle opération de refinancement à trois ans est prévue en février. (…)
"Plus le temps passe depuis l'opération de refinancement à trois ans, plus nous voyons des signes qu'elle a été une mesure efficace", a déclaré Draghi. "Cette décision a permis d'éviter une contraction du crédit qui aurait été... beaucoup, beaucoup plus grave", a-t-il ajouté.
Les banques demeurent très réticentes à se prêter entre elles et l'initiative de la BCE a contribué à faciliter leur refinancement même s'il y a pour l'instant peu d'indication que cette injection de liquidités ait eu des effets sur l'économie réelle. La décision de laisser les taux directeurs inchangés après deux baisses en novembre et décembre - adoptée à l'unanimité - était largement anticipée et les marchés n'y ont guère réagi. (…) Parallèlement, la BCE a assoupli ses règles de collatéral et a poursuivi ses achats de dettes souveraines italienne et espagnole. (…)
L'économie de la zone continue de faire face à une incertitude élevée, a souligné Mario Draghi en ajoutant qu'il y avait quelques signes de stabilisation. (…) "La poursuite des tensions sur les marchés financiers continue d'affecter l'activité dans la zone euro, même si, selon certains indicateurs économiques récents, il y a des signes timides de stabilisation de l'activité à des niveaux assez bas", a-t-il dit.
Mario Draghi s'est par ailleurs félicité de la confirmation par les dirigeants de la zone que la participation du secteur privé au deuxième plan de sauvetage de la Grèce serait "unique et exceptionnel".» (…)
Retrouvez l’article complet sur le site challenges.fr, jeudi 12 janvier 2012
Taux du livret A : pas de hausse, malgré un contexte favorable
Le site votreargent.fr était l’un des premiers à commenter l’annonce.
« Avec une inflation en hausse en décembre selon les chiffres publiés ce matin par l'INSEE, le taux du livret A devait augmenter à compter du 1er février. Il n'en sera rien. "Compte tenu des perspectives de baisse de l'inflation, afin d'éviter une volatilité excessive du livret A, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, a décidé de déroger à la stricte application de la formule de calcul en vigueur, ainsi que le règlement en prévoit la possibilité en cas de circonstances exceptionnelles", a indiqué la Banque de France dans un communiqué de presse publié ce jeudi matin. A la suite de cette annonce, François Baroin, ministre de l'Economie, a indiqué suivre les recommandations du gouverneur de la Banque de France « de maintenir inchangé le taux du livret A à 2,25 % ».
En appliquant strictement la formule de calcul du taux du livret A, le placement préféré des Français aurait dû être rehaussé d'un demi-point. Son taux se serait alors établi à 2,75 %.
Retrouvez l’article sur le site votreargent.fr, jeudi 12 janvier 2012
La France n'a pas besoin de recapitaliser ses banques, dit Fitch
Le site lesechos.fr se faisait l’écho des propos de l’agence de notation Fitch.
« Fitch Ratings estime que l'Etat français n'aura pas besoin d'apporter son concours au renforcement du capital des banques françaises, a déclaré jeudi David Riley, l'un des responsables de la notation des émetteurs souverains de l'agence. Le mois dernier, Fitch a mis sous surveillance négative la note triple A de la France, estimant que c'est le pays noté AAA de la zone euro le plus exposé à aggravation de la crise de la dette souveraine. Si les banques françaises sont relativement peu exposées à leur dette souveraine nationale, elles l'ont été dans les pays de la zone euro en difficulté, comme l'Italie, la Grèce et l'Espagne. Mais les nouvelles exigences en capital que leur imposent les régulateurs européens dans le cadre de Bâle III et les difficultés de lever des fonds sur les marchés de capitaux les a conduites à alléger leur bilan et à se délester de leurs actifs décotés, dont les titres de dette des pays 'périphériques' de la zone. (…)
Selon Fitch, les banques françaises comptaient, en octobre, pour 17% dans les opérations de financement de la BCE. "Nous ne croyons pas, et nous ne nous attendons pas à ce que l'Etat français ait besoin d'apporter un soutien en capital aux banques françaises", a dit David Riley. Lors d'une interview à Reuters, en marge de la conférence, il a réaffirmé que sauf intensification de la crise de la zone euro, Fitch ne changerait pas la note de la France avant 2013 et avant de connaître l'issue des élections présidentielle et législatives et la façon dont évoluent l'économie et les finances publiques du pays. "A court terme, le gouvernement français a pris de nombreuses mesures pour améliorer la crédibilité de ses objectifs" (de réduction des déficits), a-t-il constaté. (…)
Pour lui, si un début de solution de la crise de la zone euro se dessine, alors les inquiétudes entourant la France seraient "dissipées". »
Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site les echos.fr, jeudi 12 janvier 2012
L'AFG met en garde contre une taxe Tobin limitée à la France
Le site les echos.fr publie la position de l'association des banques vis-à-vis de la future taxe Tobin.
« Une taxe sur les transactions financières (TTF) mal calibrée et limitée à la France serait catastrophique pour l'industrie de la gestion d'actifs française et fortement pénalisante pour l'économie française, a prévenu jeudi l'Association Française de la Gestion financière (AFG).
(…) Cette TTF peut s'envisager à condition qu'elle soit suffisamment universelle pour ne pas créer des délocalisations qui ne feraient que déplacer les activités vers des zones moins régulées, et qu'elle cible les transactions contribuant à alimenter la spéculation et le court-termisme, estime l'AFG. "Le projet envisagé ne correspond pas à ces principes et aurait des conséquences dévastatrices pour l'industrie française de la gestion (...) Affaiblir la gestion ferait courir le risque d'une asphyxie de l'économie", juge dans un communiqué l'association représentant les professionnels français de la gestion d'actifs. (…) Une telle taxe, également appelée taxe Tobin du nom de son inventeur, diminuerait en outre le rendement des OPCVM monétaires de plus de 1%, ce qui conduirait à leur disparition, précise l'association. » (…)
Retrouvez l’article sur le site lesechos.fr, jeudi 12 janvier 2012
Les dirigeants de Nyse-Euronext et Deutsche Börse veulent encore croire à la fusion
Le site latribune.fr nous donne un énième épisode de ce feuilleton qui dure.
« Les responsables de Nyse-Euronext et Deutsche Börse, Duncan Niederauer et Reto Francioni se sont rencontrés mercredi à New York sur fond de crise. Selon plusieurs sources de presse, la Commission de Bruxelles s'apprêterait à s'opposer à leur projet de fusion. "Si c'est vrai, je voudrais dire que c'est une conclusion assez décevante", a déclaré le dirigeant de Nyse-Euronext pour qui une telle décision résulterait d'une "analyse technique fondamentalement erronée qui ignore les réalités du marché". Les dirigeants des deux entreprises de marché ne baissent pas pour autant les bras. "Durant les prochaines semaines, nous allons continuer à plaider notre cause directement auprès de différents membres de la Commission européenne, à la fois pour souligner les graves erreurs dans l'argumentation de l'équipe chargée du cas et pour nous assurer que les bénéfices importants que notre fusion va apporter à de nombreux actionnaires en Europe, sont bien compris", a précisé Duncan Niederauer.
La fusion de la Bourse allemande et de NYSE Euronext, qui gère les places de New York, Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne, risque en effet de déboucher sur un double monopole : celui sur le marché des dérivés en Europe (avec une domination possible de 90% du marché) mais aussi sur les activités de compensation. Compte tenu des premières conclusions de la Commission européenne en août dernier, les deux protagonistes avaient accepté d'arbitrer certaines de leurs activités. Ils avaient également assuré les autorités qu'ils n'augmenteraient pas leurs tarifs sur ces produits dérivés pendant trois ans.
De son côté, le gouvernement américain avait donné le 22 décembre son feu vert à l'opération, mais à la condition que Deutsche Börse procède à certaines cessions. » (…)
Retrouvez l’article de Pascale Besses-Boumard sur le site latribune.fr, jeudi 12 janvier 2012
VENDREDI 13 JANVIER
Certains investisseurs se remettent à croire à l'efficacité du "Sarko trade"
C’est le site lesechos.fr qui le dit.
« Les investisseurs anglo-saxons appellent cela le "Sarko trade". Un "trade", dans le monde financier, c'est une stratégie d'investissement. Et le "trade" de Sarkozy, c'est parier sur le fait que les centaines de milliards d'euros que la Banque centrale européenne a prêtés aux banques seront utilisés pour acheter les masses d'emprunts d'Etat de la zone euro qui doivent être levés dans les mois qui viennent. Le 21 décembre, la BCE avait en effet offert avec un peu d'avance un beau cadeau de Noël aux banques : 489 milliards d'euros prêtés à 3 ans à un taux de 1 %, sans aucune restriction. Le plus gros prêt jamais accordé par l'institution d'émission européen. « Chaque Etat pourra se tourner [pour se financer], vers ses banques qui disposeront des liquidités », avait alors lancé le président français, popularisant ainsi le "Sarko trade" auprès des marchés. (…)
Les banques vont-elles vraiment jouer le jeu ? Accepteront-elles de s'endetter pour acheter des dettes souveraines risquées, alors que depuis quelques mois elles essaient au contraire de s'en débarrasser ? C'est la grande question qui agite les investisseurs, alors que les Etats de la zone euro doivent lever 800 milliards d'euros cette année dans un contexte toujours tendu, dont 230 milliards d'euros rien qu'au premier trimestre. » (…)
Frédéric Oudéa, le PDG de la Société Générale, n’y croit pas pas. Sylvain Broyer, chez Natixis, doute aussi de l'effectivité du "Sarko trade".
La réussite des émissions espagnoles et italiennes, qui ont suscité une forte demande de la part des investisseurs, permet cependant d'apporter quelques nuances. « Evidemment, toutes les liquidités prêtées aux banques par la BCE ne vont pas aller financer les gouvernements. Mais il serait beaucoup trop pessimiste de croire que rien ne va aller vers les Etats », soutiennent les analystes de Credit Suisse. Ceux-ci notent que les banques ont augmenté leur portefeuille de titres souverains à partir de 2009... lorsque la BCE a commencé à leur fournir de généreuses liquidités. » (…)
Retrouvez l’article intégral sur le site lesechos.fr, vendredi 13 janvier 2012
La pierre, indétrônable valeur refuge en temps de crise
Le site latribune.fr analyse l'engouement des Français pour l'immobilier.
« La pierre confirmera-t-elle son statut de valeur refuge en 2012 ? Pas impossible... Le Cac 40 a dévissé de 16% l'an dernier, les taux de rendement de l'assurance-vie entament leur dixième année de baisse et, selon l'Efama, les OPCVM n'ont pas cessé d'enregistrer des décollectes au cours du semestre passé. En revanche, l'immobilier a, de son côté, progressé de 7,3% sur l'ensemble de la France en 2011 et a même bondi de plus de 22% à Paris, d'après la Fnaim, après s'être déjà envolé d'environ 17 % en 2010.
De telles progressions sont certes alléchantes, mais vont-elles se maintenir ? Dans son dernier communiqué, la Fnaim note que "d'apparence soutenue, la hausse annuelle des prix observée en 2011 n'a, pour autant, pas été euphorique et ne doit pas venir masquer l'absence de tensions sur les prix, observée depuis l'automne". Ainsi, elle anticipe une baisse de l'ordre de 5% des prix cette année. "Si les établissements bancaires ont fait preuve d'une sélectivité croissante sur l'année écoulée, il y a fort à parier que ce mouvement ne s'interrompra pas dans les prochains mois", pronostique Alban Lacondemine, président d'Emprunt Direct. (…)
De plus, entre la hausse du chômage (9,3% fin 2011), les réformes fiscales (les évolutions PTZ + et Scellier, la réforme des plus-values immobilières) et la stagnation du pouvoir d'achat, les prix devraient s'orienter à la baisse. D'ailleurs, les ménages en sont convaincus : il est de moins en moins facile d'obtenir un crédit immobilier (seuls 13 % des personnes interrogées pensent qu'il est facile de le faire aujourd'hui contre 36 % il y a un an), selon un baromètre Fnaim-Ifop. Et si la conjoncture est perçue comme moins favorable à la vente, elle ne l'est pas davantage à l'achat : à peine 38% des Français estiment que le moment est bon pour investir dans l'immobilier locatif, contre 47% il y a un an. 35 % pensent devenir propriétaire contre 49% il y a un an. Mais que les propriétaires se rassurent. Même si les prix baissent, le recul ne devrait pas être de forte ampleur. » (…)
Retrouvez l’article de Diane Lacaze sur le site latribune.fr, vendredi 13 janvier 2012
Première baisse des réserves de change en Chine depuis 1998
L’information est sur le site lexpansion.com
« Les réserves de change de la Chine, les plus importantes au monde, ont baissé au 4e trimestre de l'an dernier pour la première fois depuis la crise financière asiatique de 1998, atteignant, d'après la banque centrale, 3.181 milliards de dollars fin décembre. "C'est la première fois que les réserves de change de la Chine baissent depuis 1998", a déclaré à l'agence financière Dow Jones Zhang Zhiwei, économiste chez Nomura, jugeant qu'il s'agissait d'un développement "très important".
Les réserves de change colossales, dont l'accumulation reflète le déséquilibre des échanges extérieurs du pays, ont atteint un pic de 3.274 milliards de USD en octobre, avant d'entamer une légère décrue, selon les chiffres de l'institut d'émission chinois. (…)
En décembre, la banque centrale a vendu pour le troisième mois consécutif plus de devises qu'elle n'en a acheté, selon Dow Jones, qui précise que selon ses calculs, les ventes nettes (les ventes moins les achats) de devises se sont élevées à 100,3 milliards de yuans (15,9 milliards de dollars) le mois dernier contre seulement 27,9 milliards de yuans (4,4 milliards de USD) en novembre.
La Chine est accusée par ses principaux partenaires commerciaux, l'Europe et les Etats-Unis, de maintenir un taux de change artificiellement bas de sa monnaie pour favoriser ses exportateurs. Cette politique a notamment permis aux réserves de change chinoises de gonfler énormément au cours des dernières années, passant de 819 milliards de USD en 2005 à 2.847 milliards de USD en 2010. La Chine refuse de dévoiler la répartition entre les différentes devises des réserves de change qu'elle détient. »
Retrouvez l’article intégral sur le site lexpansion.com, vendredi 13 janvier 2012
DES CHIFFRES QUI DONNENT LE VERTIGE
Petites infos, mais grosses sommes à la clé, récoltées au fil de la toile sur latribune.fr ; lexpansion.lexpress.com ; nouvelobs.com ; leschos.fr ; lepoint.fr ; challenge.fr, investir.fr...
500 000 dollars, c’est le rabais fait sur le prix de vente de la villa que le couple Strauss-Kahn a habitée aux Etats-Unis. Cette maison de 263 m2, située dans le quartier chic de Georgetown, affiche désormais un prix de vente de 4,7 millions de dollars.
400 milliards d'euros, c’est l’estimation de l’investissement nécessaire à l’implantation de 1 500 centrales solaires géantes au Maghreb et au Moyen-Orient. C’est le projet Desertec initialement imaginé par des scientifiques allemands. Il vise à l'horizon 2050 la production de 100 GW d'électricité renouvelable ?
489 milliards d'euros, c’est le montant (record) des sommes placées la semaine dernière par les banques européennes auprès de la Banque centrale européenne (BCE). Problème : c’est un retour aux sources puisque c’est celle-ci qui les leur a prêtés.
1,5 million d'euros d'indemnités de départ, c’est ce que réclamerait Anne Lauvergeon, l'ex-patronne d'Areva, au géant nucléaire qu’elle attaque en référé.
34 milliards de dollars, c’est que Total veut investir avec son homologue japonais Inpex dans un projet gazier géant dans le bassin océanique de Browse. Ce projet, Ichthys, doit produire 8,4 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an.
60 milliards d'euros, c’est la facture estimée pour le démantèlement des onze premières centrales britanniques.
Informations
+33 (0)4 66 04 25 10
contact@afp-conseil.com
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