LA SEMAINE DU 30 JANVIER AU 3 FEVRIER 2012
Un journal économique qui ne sera désormais disponible en kiosque qu'un jour par semaine : La tribune. Des Chinois qui font leur marché sur toute la planète. Des Européens qui adoptent un "pacte budgétaire" vite critiqué. Le credo de Mark Zuckerberg pour séduire ses futurs investisseurs. Tels sont quelques-uns des temps forts de la semaine.
LUNDI 30 JANVIER
La croissance 2012 revue à la baisse
Le site nouvelobs.com commente ce que le Premier ministre, François Fillion, a confirmé en cours de journée.
« Le gouvernement va réviser en février à la baisse sa prévision de croissance de l'économie française pour l'année 2012, fixée à 1% dans le budget voté par le Parlement, a annoncé dimanche 29 janvier au soir une source gouvernementale, sans toutefois chiffrer cette réduction. Cette révision sera incluse dans un projet de loi de finances rectificative et "ira vraisemblablement dans le sens d'une réduction, ce qui veut dire que nous présenterons également des mesures d'économies pour compenser budgétairement", a ajouté cette source interrogée à l'issue de la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy. "Nous pensons que ce ne sera pas extraordinairement difficile, parce que le président de la République l'a dit, notre point de départ pour 2011 sera meilleur et donc, pour atteindre notre objectif 2012, nous aurons moins de chemin à parcourir et nous ne sommes pas extraordinairement inquiets. Et il n’y aura pas dans ce cadre de nouvelles hausses de prélèvements". » (…)
Et le journal de préciser que, pour sa part, « le Fonds monétaire international a annoncé cette semaine une révision à la baisse de sa prévision de croissance pour la France en 2012, établie désormais à 0,2% du PIB. » Et que, de son côté, « François Hollande a tablé sur une croissance de 0,5% pour 2012. »
Retrouvez l’article intégral sur le site nouvelobs.com lundi 30 janvier 2012
La Tribune repris par l'éditeur France Economie Régions
C’est triste, un journal qui meurt. Parce que derrière la disparition d’un titre, il y a des emplois détruits, des vies bouleversées et des univers qui s’écroulent. Et aussi parce que la diversité de la presse est le garant de la liberté et de la circulation des idées. La presse va mal. Un peu partout dans l’Hexagone, un plan de sauvegarde succède à un plan de départs volontaires. La faute au développement du numérique, entend-on souvent, à l’éclatement des marchés publicitaires. Certes, mais pas seulement. La faute aussi à ceux qui croient que la presse est un domaine comme les autres et qu’on peut en attendre la même rentabilité qu’une entreprise qui fabrique des pâtes. Après France soir, c’est le quotidien économique La tribune qui va quitter les étals des marchands de journaux.
Qui était mieux placé pour aborder le douloureux dossier de La tribune - trois quarts des effectifs vont rester sur le marbre - que La tribune elle-même ?
« C'est finalement l'éditeur France Economie Régions qui a été choisi par le Tribunal de Commerce. Les trois quarts des effectifs vont être supprimés. Mutation technologique, changements d'actionnaires à répétition sont à l'origine de l'arrêt de l'édition papier. La Tribune paraît pour la dernière fois sous la forme d'un quotidien national. Ce lundi, le tribunal de commerce a finalement choisi le tandem composé du groupe de presse régional France-Économie-Régions associé à la régie de publicité sur Internet Hi-Media, dont le projet de reprise prévoit aussi un hebdomadaire. Quoi qu'il arrive, les trois quarts des 77 journalistes et des 160 salariés devront faire leur carton.
Un épilogue tragique, qui vient clore 27 ans d'une histoire agitée et complexe. Eternel challenger, La Tribune, qui a toujours tenté de se démarquer de son puissant concurrent « Les Échos », par un ton original, des titres percutants, et des innovations éditoriales régulières (quadrichromie, photos) est la deuxième victime de la crise de la presse quotidienne. Mais pas seulement. Le journal, sans groupe puissant pour supporter les mutations technologiques et les crises, fait aussi les frais de multiples changements d'actionnaires et de dirigeants. En quasiment trois décennies, pas moins de six propriétaires se sont succédé à la tête du journal. » (…)
L’article revient sur les derniers épisodes de ce qu’il appelle sa "descente aux enfers". Le journal avait été placé sous procédure de sauvegarde en janvier 2011, avant le dépôt de bilan en décembre dernier.
L’article, signé du service Technos-Médias, est en ligne à la date de lundi 30 janvier 2012
La Tribune épisode 2
Le site latribune.fr publiait dans la foulée un second article annonçant le maintien d’une version papier, un jour par semaine.
« France Economie Régions indique vouloir "poursuivre le développement du quotidien sur le digital afin de traiter l'actualité en continu" tout en publiant un hebdomadaire papier. Conservant un format tabloïd, l'hebdomadaire traitera des enjeux macro-économiques, des marchés financiers ainsi que des focus entreprises et régions. Le premier numéro devrait sortir le 6 avril avec un objectif de tirage de 100 000 exemplaires. Le tandem reprend 50 salariés, dont 31 journalistes et à l'ambition de "faire de La Tribune le groupe de référence de l'information économique et financière", qui s'appuiera sur la régie publicitaire Hi-Mei. » (…)
« LaTribune.fr poursuivra son activité sous la forme d'un quotidien digital d'information en continu de 6 heures à 23 heures. "Avec 2 millions de visiteurs uniques aujourd'hui, le site est déjà une référence de la presse économique digitale", souligne le communiqué. Le projet s'appuiera sur l'équipe du groupe Hima, présente en régions (Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Marseille, Lyon, Nice) qui se déploiera également dans les métropoles du Nord. L'objectif est de couvrir, à terme, les vingt principales métropoles françaises. » (…)
Retrouvez l’article sur le site latribune.fr, lundi 30 janvier 2012
Pacte budgétaire européen : à peine adopté, déjà critiqué
Un même texte pour deux titres. Le site lexpansion.com était l’un des premiers à traiter l’information en ligne.
(…) « Le texte, officiellement appelé "traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'Union économique et monétaire", a été adopté lundi par vingt-six pays de l'UE - seul le Royaume-Uni se tient à l'écart - lors du sommet des dirigeants européens. Il le sera sans grand enthousiasme. Il s'agit essentiellement d'une exigence de la chancelière allemande Angela Merkel qui en fait une condition de la poursuite de sa solidarité financière de son pays avec les Etats en difficulté de la zone euro. Le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja a résumé abruptement un sentiment partagé en privé par plusieurs pays. Le traité est "inutile et nuisible", a indiqué récemment Erkki Tuomioja au Financial Times.
Le texte prévoit d'introduire partout une "règle d'or" obligeant les gouvernements à tendre vers l'équilibre de leurs comptes publics. Il rend aussi les sanctions un peu plus automatiques contre les pays dont les déficits publics dérapent. (…) Angela Merkel estime avoir besoin de garanties de gestion rigoureuse en Europe pour pouvoir faire accepter à son opinion les chèques aux pays en crise, mais "nous ne recevrons d'ordre de personne", a prévenu le ministre social-démocrate.
Sur le fond, de nombreuses voix s'élèvent pour estimer que l'Europe gaspille son énergie avec ce pacte qui va nécessiter partout des procédures de ratification, dont l'apport par rapport à ce qui existe déjà est limité et dont les objectifs auraient pu être atteints par des moyens plus simples, tels que des textes de loi européens.
C'est l'avis de la Commission européenne qui se retrouve un peu plus marginalisée par les capitales dans la gestion de la crise. Même si elle aura un rôle à jouer dans le cadre du traité, il s'agit d'un texte purement intergouvernemental. Mis à l'écart, le Parlement européen est aussi sceptique. (…)
Malgré des réserves diverses, la quasi-totalité des pays ont prévu de le signer. Beaucoup espèrent que le traité servira au moins à convaincre la Banque centrale européenne d'aider davantage encore la zone euro, et l'Allemagne de délier un peu plus les cordons de la bourse. » (…)
Retrouvez l’article complet sur le site lexpansion.com, lundi 30 janvier 2012
Vingt-six pays de l'UE vont adopter un texte voulu par Angela Merkel
Même texte mais exergue différent pour le site lepoint.fr qui donne le ton dès le titre en mettant en avant « un texte voulu par la chancelière Angela Merkel ».
« L'encre du nouveau traité européen sur le renforcement de la discipline budgétaire est à peine sèche que les critiques fusent déjà à l'égard de ce pacte perçu par les uns comme inutile ou pour les autres, au contraire, comme un carcan d'austérité dangereux. Le texte, officiellement appelé "traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'Union économique et monétaire", doit être adopté lundi par vingt-six pays de l'UE - seul le Royaume-Uni se tient à l'écart -, lors du sommet des dirigeants européens. »
Retrouvez le texte sur le site lepoint.fr lundi 30 janvier 2012
L'Union européenne peine à concilier croissance et austérité
C’est le site lesechos.fr qui le dit.
« Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne espéraient ajouter lundi un volet croissance et emploi à leurs politiques d'austérité, et convaincre ainsi les marchés financiers que l'Europe est en passe de résoudre la crise de la dette dans laquelle elle est plongée depuis plus de deux ans. Le sommet de Bruxelles doit également être l'occasion d'envoyer un message fort sur la détermination politique de la zone euro à se doter de règles de fonctionnement plus fortes et de mécanismes d'urgence puissants, alors que la situation en Grèce, au Portugal et à un moindre degré en Italie et en Espagne reste préoccupante. (…) Rome et Madrid ont réclamé ces dernières semaines que les objectifs de réduction de déficits soient adoucis au sein de la zone euro et que l'accent soit mis sur la croissance afin de ne pas sacrifier l'activité économique sur l'autel de l'austérité.
Lundi, la Commission européenne a ouvert la porte à un assouplissement des critères du déficit espagnol, se montrant consciente qu'il sera très difficile pour l'Espagne d'atteindre ses objectifs en la matière. De nombreuses voix se sont également élevées pour souligner que les déficits publics dans certains pays n'étaient pas seulement le résultat d'une politique budgétaire et fiscale accommodante mais aussi le reflet des déséquilibres économiques plus profonds au sein de la zone euro et le résultat de l'excédent commercial et la modération salariale en Allemagne.
La chancelière Angela Merkel a toutefois prévenu qu'elle ne changerait pas de cap à Bruxelles et qu'elle insisterait sur la nécessité de poursuivre coûte que coûte les réformes structurelles et la consolidation budgétaire. (…)
L'Union européenne, qui est au bord d'une nouvelle récession, affiche un taux de chômage moyen de 10%, avec une poussée à près de 25% de la population active et 45% chez les jeunes en Espagne. (…)
Moins de deux mois après avoir entrepris une refondation de la zone euro en s'entendant sur un nouveau traité budgétaire, les dirigeants des 17 pays utilisant la monnaie unique et les neuf autres Etats membres de l'UE qui ont décidé de les rejoindre (seul le Royaume-Uni a décidé de ne pas s'associer) devraient aussi endosser le texte avant sa signature en mars. Ils devraient également valider le texte final du Mécanisme européen de stabilité (MES) - le fonds d'urgence de la zone euro - qui doit commencer à fonctionner en juillet. Une discussion doit encore avoir lieu d'ici au début mars sur les ressources de ce fonds, qui sont aujourd'hui plafonnées à 500 milliards d'euros, mais celle-ci ne nécessitera pas de révision du traité en lui-même. Une vaste majorité de pays de l'UE, ainsi que le Fonds monétaire international, ont insisté ces derniers jours pour que le MES soit doté d'une puissance de feu suffisante pour rassurer les marchés sur sa capacité à voler si nécessaire au secours de pays comme l'Italie ou l'Espagne, mais l'Allemagne a jusqu'à maintenant refusé de déplafonner le fonds. » (…)
Retrouvez l’article sur le site lesechos.fr, lundi 30 janvier 2012
MARDI 31 JANVIER 2012
La France taxe l'épargne au taux record de 40%
Le site la tribune.fr a calculé le montant total de la taxation de l'épargne.
« Avec la hausse de deux points de la CSG sur les revenus financiers, Nicolas Sarkozy porte au niveau record de 39,5% la taxation de l'épargne. Soit onze points de mieux en cinq ans... De quoi faire fuir les capitaux et dissuader les Français de financer l'économie. Retour critique sur les annonces fiscales du président-candidat. Jamais l'épargnant n'aura subi une telle curée. » (...)
« En annonçant son intention de relever de 2 points la CSG sur les produits financiers, en complément de la hausse de 1,6 point du taux normal de TVA (à 22,1%), pour financer la baisse de 13 milliards d'euros des cotisations patronale de la branche Famille, le chef de l'Etat fait mentir son engagement de ne pas augmenter les impôts. (...)
Cette hausse de la CSG concernera la quasi totalité des placements (dividendes, intérêts d'obligations, y compris celles émises par l'Etat, assurance-vie, sicav et FCP, épargne salariale, livrets et comptes sur livrets et autres comptes à terme) et donc tous les épargnants, les gros comme les petits, notamment les retraités aux revenus modestes qui vivent des revenus de leur épargne. Seuls le livret A et le Livret de développement durable y échapperont. » (...)
En cinq ans, résume La tribune, les prélèvements sociaux sur l'épargne ont augmenté de 3,4 points, passant de 12,1 % à 15,5 %. Le niveau du prélèvement libératoire a bondi de 16 % à 24 % (21 % pour les dividendes). Un placement qui était imposé à 16 % de prélèvement libératoire plus 12,1% de prélèvements sociaux en 2007 (soit 28,1%) le sera désormais à presque 40 %.
« Cette hausse de la CSG sur les revenus financiers est d'autant plus étonnante qu'elle entre en totale contradiction avec l'affichage, purement factice il est vrai, de la fiscalité entre la France et l'Allemagne. Vaccinée depuis la fin des années 1980 contre tout excès de taxation du capital (qui avait à l'époque fait fuir les capitaux massivement au Luxembourg), notre voisin taxe de façon beaucoup plus légère les épargnants. (...) En revanche, notre voisin a un impôt sur le revenu plus lourd qu'en France, avec un taux marginal supérieur de 45% exactement le taux annoncé par François Hollande dans son projet présidentiel. C'est à ne pas se demander qui converge vraiment avec la fiscalité allemande... !» (...)
Retrouvez cet article de Philippe Mabille sur le site latribune.fr, mardi 31 janvier 2012
La filière nucléaire a coûté 228 milliards d'euros à la France
C'est challenges.fr qui donne le montant de la facture.
« La Cour des comptes évalue à 228 milliards d'euros les investissements dans l'électricité nucléaire en France depuis les années 1950 dans un rapport publié mardi 31 janvier. Ce document de près de 400 pages a été commandé l'an dernier par le gouvernement suite à la catastrophe de Fukushima. Il recense tous les investissements publics et privés réalisés dès l'origine dans la filière française d'électricité nucléaire, et présente une addition "toutes dépenses confondues". (...)
Le montant total de la construction des installations nécessaires à la production d'électricité nucléaire est chiffré à 121 milliards d'euros (hors coût de Superphénix), et le parc actuel, composé de 58 réacteurs dont les plus anciens (Fessenheim 1 et 2) sont entrés en service en 1978, a coûté à lui seul 96 milliards. Les dépenses de recherche publiques et privées depuis les années 1950 sont de leur côté évaluées à 55 milliards, soit environ un milliard par an.
La Cour prévient par ailleurs que les charges futures assumées par les opérateurs sont très incertaines "par nature", du fait de multiples inconnues liées au démantèlement des installations nucléaires et à la gestion à long terme des déchets radioactifs, par manque d'expérience et parce que certains choix ne sont pas encore arrêtés. D'où des risques d'augmentation "probables". (...)
Selon la Cour, les coûts de maintenance devraient s'élever à 3,7 milliards par an en moyenne entre 2011 et 2025, soit plus du double des montants dépensés entre 2008 et 2010. » (...)
Retrouvez l'article intégral et ses commentaires sur le site challenges.fr, mardi 31 janvier 2012
Qui sont ces Chinois qui s'emparent des marques de luxe françaises ?
Les Chinois font leur marché sur la planète. Pas un seul secteur économique qui leur échappe. Sur le site challenge.fr, Thiébault Dromard se propose de nous en dire plus.
« Fung Brands, la société hongkongaise qui va reprendre Sonia Rykiel n'en est pas à son coup d'essai. D'autres groupes chinois ont déjà raflé des grands noms du luxe français comme Lanvin ou Dupont. Et leurs emplettes vont se poursuivre. La marque Sonia Rykiel est entrée en "discussions exclusives" avec la société d'investissement hongkongaise Fung Brands pour lui céder 80 % de son capital. L'entreprise familiale française, créée il y a 44 ans par Sonia Rykiel et célèbre pour ses tricots moulants, cherchait un partenaire pour se développer à l'international. » (...)
« Cet intérêt des groupes asiatiques pour le luxe n'est pas nouveau. La maison Lanvin est entre les mains de la milliardaire taïwanaise Shaw-Lan Wang depuis 2001, tandis que ST Dupont, le spécialiste des stylos et briquets, est sous le contrôle du magnat chinois Dickson Poon. Mais depuis "deux ans, ils sont passés en phase active", remarque Laurence Danon. Trois à quatre groupes chinois sont à l'affut. C'est le cas de Fosun International qui cherche à investir comme minoritaire dans des groupes de luxe via un fonds d'investissement. (...)
Le fonds souverain chinois CIC, à la tête de 200 milliards de dollars, s'intéresse aussi au secteur. (...) Ce géant du textile présent dans une quarantaine de pays, avec un chiffre d'affaires de 16 milliards de dollars, emploie 35.000 employés. Cotée en bourse, sa filiale Trinity est le fournisseur principal de nombreuses marques internationales comme H&M, Zara, Esprit ou Tommy Hilfiger. » (...)
Retrouvez l'article intégral sur le site challenges.fr, mardi 31 janvier 2012
MERCREDI 1er FEVRIER 2012
Un mois de janvier exceptionnel pour la Bourse
C'est Marina Alcaraz qui le dit sur le site lesechos.fr
« Les places mondiales ont enregistré de belles performances en janvier. (...) Plusieurs indices inscrivent même des records. Avec un gain de presque 10 %, l'indice Dax affiche ainsi son meilleur mois de janvier depuis sa création. Le Dow Jones (+ 3 %) s'acheminait hier vers son plus beau début d'année depuis 1997 ; le Nikkei (+ 4 %) depuis 1999 ; l'indice paneuropéen Stoxx 600 (+ 4 %) depuis 1998. « Le marché bénéficie d'un regain d'appétit pour le risque, que l'on voit traditionnellement en janvier. Les investisseurs, qui avaient une forte proportion de cash dans leurs portefeuilles, reviennent un peu sur les actions », explique Fabrice Bay, gérant chez GLG.
Les fonds actions - toutes géographies confondues -ont profité d'une manne de liquidités nouvelles : les flux nets ont atteint quelque 16 milliards de dollars en janvier, selon les données d'EPFR.
Ce retour en grâce s'explique par une conjonction de facteurs. Sur le front conjoncturel, « les statistiques suggèrent que le pire n'aura pas lieu. Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale est là pour soutenir l'économie, tandis que, en Europe, la récession devrait être modérée », explique Christian Parisot, chef économiste d'Aurel. Ensuite, « le risque systémique - qui avait fait fuir bon nombre d'investisseurs des marchés -s'est éloigné, ajoute Patrick Legland, directeur de la recherche à la Société Générale. La Banque centrale européenne a inondé le marché de liquidités, avec notamment l'opération de refinancement à trois ans de presque 500 milliards d'euros, en décembre, et on en attend une autre en février. » Enfin, les investisseurs gardent l'espoir d'une solution en Grèce et de nouvelles avancées en zone euro, après le sommet de lundi. « On sent même un intérêt renouvelé des investisseurs américains pour l'Europe », appuie Patrick Legland. (...)
Sur le Vieux Continent, la situation est contrastée, alors que les fonds d'Europe de l'Ouest ont enregistré, eux, des retraits (de 1,8 milliard de dollars). "Les investisseurs se sont positionnés principalement via les ETF sur les émergents et les Etats-Unis mais ont été plus sélectifs en Europe, commente Cyrille Collet, directeur de la gestion actions de CPR AM. Ils ont surtout joué les valeurs massacrées en 2011 : principalement les cycliques et les financières. Ils sont aujourd'hui plus sensibles aux notions de décote et de rentabilité."
Ainsi, l'automobile (+ 21 %), les minerais et métaux (+ 14 %), les assurances (+ 11 %) et les banques (+ 10 %) figurent en tête du palmarès sectoriel du Stoxx 600, sur le mois, alors qu'ils étaient dans la queue du peloton l'année passée. Le marché allemand, riche en valeurs cycliques, en a profité. A l'inverse, la performance de la place parisienne (+ 4 ,4%) est inférieure à celle de janvier 2011. Tout comme celle de Madrid (- 0,67 %). Preuve que les inquiétudes ne sont pas complètement dissipées. »
Retrouvez l'article de Marina Alcaraz sur le site lesechos.fr, mercredi 1er février 2012
Nyse Euronext-Deutsche Börse : la fin d'un rêve
Le dernier épisode d'une fusion étouffée dans l'oeuf est sur le site latribune.fr.
« La Commission européenne vient de rendre sa décision : la fusion des deux opérateurs boursiers n'aura pas lieu. Bruxelles a en effet décidé de l'interdire. Nyse Euronext et Deutsche Börse avaient annoncé leurs fiançailles le 9 février, dévoilant une opération valorisant Nyse Euronext à 9,5 milliards de dollars. Les actuels actionnaires de Deutsche Börse devaient obtenir 59 à 60% du capital du nouvel opérateur boursier fusionné et ceux de Nyse Euronext 40 à 41%. Ensemble, les deux groupes représentaient 4,1 milliards d'euros de chiffres d'affaires (sur la base des comptes 2010) et un résultat opérationnel de 2,1 milliards d'euros. Les chiffres les plus élevés du secteur. Ces revenus étant expliqués à 37% par les activités de trading et de compensation sur produits dérivés, à 29% par la négociation sur actions, à 20% par les activités de règlement livraison et enfin à 14% par la vente de données de marché et de systèmes de négociation. (...)
Ensemble, Deutsche Börse et Nyse Euronext concentrent en Europe plus de 90% des échanges de produits dérivés sur les marchés réglementés. » Et c'est ce marché qui a scellé le sort de ces fiançailles ratées écrit La tribune. (...) Le 13 janvier encore, Reto Francioni et Duncan Niederauer avaient adressé un courrier à Jose Manuel Barroso et à l'ensemble des commissaires européens, appelés à se prononcer en collège, pour mettre en avant les mérites de leur rapprochement, en termes de régulation et d'intégration des marchés. En vain. Reste à savoir ce qui a réellement motivé cette décision : la volonté d'éviter effectivement d'éventuels abus de position dominante ou l'ambition de casser des silos, ces groupes réunissant l'ensemble des activités de la chaine, de la confrontation des ordres jusqu'au règlement livraison en passant par la compensation. "Si nous regroupons deux Bourses concurrentes (...) et nous lions des activités de trading avec des activités de post-marché, établissant ainsi un silo, de sérieux problèmes de concurrence apparaissent", a averti vendredi dernier Joaquin Almunia, le commissaire en charge de la Concurrence. Pour Bruxelles, Nyse Euronext et Deutsche Börse auraient représenté un quasi monopole, justifie la commission dans un communiqué. "De nouveaux concurrents auraient peu de chances de parvenir à s'imposer suffisamment sur le marché pour constituer une menace concurrentielle crédible pour l'entité issue de la concentration". (...)
Les deux promis ont donc entamé des discussions pour mettre un terme à leur accord de rapprochement et Nyse Euronext a indiqué qu'il entendait poursuivre sa stratégie de développement, seul. » (...)
Retrouvez l'article complet de Christèle Fradin sur le site latribune.fr mercredi 1er février 2012
Début d'année difficile pour le marché automobile français
C'est, entre autres, sur le site lexpansion.com.
« Le marché automobile français a plongé en janvier, victime de faibles commandes et d'une comparaison défavorable avec le début d'année de 2011, où il avait encore été soutenu par la prime à la casse. Les immatriculations ont chuté de 20,7% en données brutes à 147 143 unités, selon le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). A nombre de jours ouvrables comparables, le recul est encore plus marqué, à 24,3%. La dégringolade est spectaculaire pour les deux constructeurs français. Les immatriculations de PSA Peugeot Citroën se sont effondrées de 27,4% (30% pour la marque Peugeot et 25% pour Citroën) et celles du groupe Renault de 32,7% (-37% pour la marque Renault et -10,5% pour la marque low cost Dacia).
"On se compare au mois de janvier 2011 qui avait été le plus élevé depuis dix ans" avec plus de 185 000 voitures neuves vendues, tempère un porte-parole du CCFA. La prime à la casse, mise en place par le gouvernement pour soutenir les ventes pendant la crise, avait été réduite progressivement avant de disparaître complètement au 31 décembre 2010. Mais elle portait sur les voitures achetées jusqu'à cette date et livrées jusqu'à fin mars 2011." (...)
Les constructeurs allemands, champions du haut de gamme, n'ont pas ce problème. Leurs immatriculations ont augmenté en janvier, de 18% pour le groupe Volkswagen, de 16% pour BMW. Seul le groupe Mercedes s'essouffle (+0,8%), à cause de la contreperformance de sa marque Smart (-26%). Les ventes du japonais Nissan ont également progressé, tandis que celles des américains Ford, General Motors, du japonais Toyota, de l'italien Fiat et du coréen Hyundai ont décru. »
Retrouvez l'intégralité de cet article sur le site lexpansion.com, mercredi 1er février 2012
un accord en vue entre la Grèce et ses créanciers privés
Les investisseurs trouveront peut-être une raison d’espérer en lisant l’article de latribune.fr
« L'Institut pour la finance internationale (IFI) a déclaré mercredi que le gouvernement grec et ses créanciers privés sont proches d'un accord final sur la restructuration de la dette du pays, une conclusion étant attendue cette semaine. "Nous sommes proches de la finalisation d'un échange de dette volontaire dans le cadre exposé publiquement en début de semaine par Jean-Claude Juncker en sa qualité de président de l'Eurogroupe", ont déclaré les dirigeants de l'Ifi. "Nous prévoyons de conclure la semaine prochaine pendant que des discussions sur d'autres sujets de poursuivent." Mardi, des banquiers et des responsables politiques avaient laissé entendre que les discussions entre la Grèce et ses créanciers privés pouvaient aboutir ce mercredi. La perspective d'un tel accord a contribué à la hausse des Bourses mondiales.
Hier, le FMI a fait un début de mea culpa sur sa responsabilité dans la situation catastrophique dans laquelle est plongée l'économie grecque. Le chef de mission du FMI chargé de surveiller le redressement des finances grecques, Poul Thomsen, a reconnu des erreurs dans le pilotage du pays depuis deux ans et plaidé pour moins d'économies budgétaires et davantage de libéralisation, dans un entretien publié mercredi par le quotidien grec Khatimerini. "L'adaptation budgétaire a été fondée de manière exagérée sur les hausses d'impôts, nous aurions dû mettre davantage l'accent sur la limitation des dépenses, c'est l'un des secteurs où nous aurions pu être plus convaincants auprès du gouvernement", a affirmé M. Thomsen. "Même si beaucoup reste à faire, la Grèce a bien avancé", a-t-il estimé, affirmant comprendre le malaise de l'opinion grecque face aux critiques rejetant la responsabilité du marasme sur le pays ou l'accusant d'être incapable de se redresser. (…)
L'Allemagne a provoqué un tollé mardi lors de la réunion de l'Eurogroup en plaidant pour une mise sous tutelle économique et budgétaire de la Grèce.»
Retrouvez l’article complet sur le site latribune.fr, mercredi 1er février 2012
Forte hausse des dossiers de surendettement en 2011
Le site latribune.fr fait le point sur le grave problème du surendettement.
« Les statistiques de la Banque de France le confirment : le nombre dossiers déposés en 2011 auprès des commissions de surendettement en France métropolitaine a augmenté de 6,6 % par rapport à 2010, à 232 493 dossiers. Le nombre de dossiers traités progresse, pour sa part, plus fortement de 10,1 %, à 239 647 dossiers. (…) Le nombre de recommandations d'effacement de dette, aussi appelées procédure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire (le juge ordonne la vente des biens du ménage surendetté s'il y en a), a ainsi été multiplié par près de dix entre 2010 et 2011. En conséquence, le nombre de recommandations homologuées par les juges a bondi de 30 %, pour atteindre 48 797 en 2011. Parallèlement, le nombre de dossiers renvoyés en commission par les juges est en baisse de 22 %, à 3 549. »
Retrouvez l’information sur le site latribune.fr, mercredi 1er février 2012
JEUDI 2 FEVRIER 2012
Le régime social des indépendants dans le viseur de François Hollande
L'information était sur le site lexpansion.com.
« C'est l'une des surprises du programme présenté par François Hollande la semaine dernière. Dans le cadre des recettes à trouver pour financer les 20 milliards d'euros de dépenses prévues sur le quinquennat, le candidat socialiste envisage un "alignement partiel du régime de protection sociale des indépendants sur le régime général". Rendement de cette mesure : 1,7 milliard d'euros. Cette somme correspond au déficit dit structurel du régime d'assurance-maladie du régime social des indépendants (RSI), compensé tous les ans par le produit d'une taxe que lui verse l'Etat, à savoir la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), taxe acquittée par les sociétés dont le chiffre d'affaires est supérieur à 760 000 euros.
Pour compenser le manque à gagner pour le RSI, François Hollande envisage d'augmenter les cotisations maladie des 2,5 millions d'indépendants (artisans, commerçants, professions libérales). Ces cotisations sont actuellement de 5,9% jusqu'à 35 352 euros annuels et 6,5% au-delà, alors qu'elles s'élèvent à 13,85% du salaire brut des salariés du régime général. » (…)
Retrouvez cet article sur le site lexpansion.com jeudi 2 février 2012
Le modèle allemand est-il si enviable?
C’est Emilie Lévêque, sur le site lexpansion.com, qui pose la question. Et la réponse à cette question pas si innocente qu’elle le paraît est peut-être « nein ». Dans un très long article, elle passe en revue les avantages et les inconvénients des méthodes de nos voisins. Et, à la fin de sa lecture, les raisons d’être admiratifs diminuent.
Côté positif : « L'Allemagne a pour la deuxième année de suite été la locomotive de l'économie européenne en 2011, avec une croissance de 3% après +3,7% en 2010. En comparaison, la France a enregistré une croissance de 1,5% en 2010 et devrait péniblement atteindre 1,7% en 2011. (…) L'autre grand succès de l'Allemagne, c'est la baisse spectaculaire du chômage. (…) En France, le nombre de demandeurs d'emplois a progressé de 152 000 l'an dernier et le taux du chômage frôle les 10%. A la notre décharge, la population française ne cesse de croître tandis que celle de l'Allemagne décroît. » (…)
Mais toute médaille a son revers, souligne latribune.fr. « Pour restaurer sa compétitivité, l'Allemagne a pratiqué une politique de modération salariale au début des années 2000. Politique qui s'est fortement accentuée en 2003 et 2005, années où a été lancé un train de réformes connues sous le nom de "lois Hartz". Elles ont notamment créé les mini-jobs, emplois dont la rémunération ne peut dépasser 400 euros par mois, qui peuvent être exercés en parallèle de l'aide sociale ou en plus d'un emploi "traditionnel". (…) Avantage pour les employeurs : les "mini-jobs" sont quasiment totalement dispensés de charges sociales. Les employeurs ont donc eu tendance à substituer les mini-jobs aux contrats classiques à temps complet fiscalisés, ce qui a entraîné une forte hausse du temps partiel et une pression à la baisse supplémentaire sur les salaires. Résultat : l'Allemagne a certes augmenté développé ses exportations entre 2000 et 2010, mais les salaires ont baissé en terme nominal (ils ont augmenté moins vite que l'inflation). Le salaire mensuel net médian a perdu 7,4% en 10 ans outre-Rhin, alors que le salaire annuel moyen a crû de 10,8% en France. (…)
L'autre revers de la médaille, c'est une très forte paupérisation des salariés. Au cours de la dernière décennie, l'Allemagne a créé 2 millions d'emplois à temps partiels (et peu à temps plein), tandis que la France en a créé 2 millions à temps plein (et très peu à temps partiel). » (…) Résultats, de très bas salaires : moins de 9,76 euros bruts de l'heure à l'ouest et moins de 7,03 euros de l'heure à l'est.
Les chômeurs - 2,9 millions de personnes - ne sont pas mieux lotis. La dernière loi adoptée par Schröder, "Hartz IV", a en effet fusionné l'allocation chômage de longue durée et l'aide sociale. Ainsi, depuis 2005, après une année de chômage, les personnes sans emploi ne perçoivent plus qu'une allocation de 850 euros, aide au logement comprise. 70% des chômeurs allemands vivent ainsi sous le seuil de pauvreté. Plus globalement, l'Allemagne compte 12 millions de pauvres (avec moins de 940 euros par mois, soit 15% de la population contre 13,5% en France. (…)
L'OIT va même jusqu'à affirmer que l'Allemagne est responsable de la crise en zone euro. "L'amélioration de la compétitivité des exportateurs allemands est de plus en plus identifiée comme la cause structurelle des difficultés récentes dans la zone euro", estime l'institution onusienne basée à Genève. » (…)
Et latribune.fr de conclure : « Le modèle allemand a donc, au final, des vertus dont la France aurait raison de s'inspirer, notamment en ce qui concerne les spécialisations industrielles, la capacité des entreprises à s'exporter et à conquérir de nouveaux marchés ou encore la qualité du dialogue social. Mais tout copier reviendrait à mettre à bas notre modèle social. » (…)
Retrouvez ce long article signé Emilie Lévêque sur le site lexpansion.com, jeudi 1er février 2012
Un petit Madoff à la française détourne 20 millions d'euros
C’est le site latribune.fr qui raconte cette histoire aussi vieille que l'humanité, parce qu’elle est basée sur la crédulité d’un côté et l’absence de toute moralité de l’autre. On aura beau dire et redire que les rendements mirobolants n’existent pas, il y aura toujours quelqu’un qui pensera « et si c’ était vrai ? »
« Un courtier d'assurance de Toulon qui vendait des placements à ses clients leur promettant un rendement de 15% à 20% par an, a floué près de 500 personnes et capté près de 20 millions d'euros. Il a déjà le surnom de "petit Madoff", du nom de cet escroc américain condamné à 150 années de prison pour avoir détourné près de 50 milliards d'euros. (…)
L’homme gérait deux sociétés de courtage en assurance basées à Toulon, qui comptait aussi quatre agences dans le département du Var et une dans les Alpes-Maritimes. Et comme son prédécesseur illustre, le Madoff américain, il recrutait essentiellement ses victimes grâce au bouche à oreille. Il ne plaçait pas l'argent versé par les clients mais le stockait sur des comptes en banque.
Son compte en banque personnel comptait la bagatelle de 4,5 millions qui ont été saisi par la justice. Et environ 15 millions d'euros ont été saisis par ailleurs sur différents comptes des sociétés de courtage avec des ramifications menant jusqu'aux Etats-Unis où près d'un million d'euros a été saisi. » (…)
Retrouvez l’article sur le site latribune.fr jeudi 2 février 2012
VENDREDI 3 FEVRIER
Comment Mark Zuckerberg vend Facebook à ses futurs actionnaires
Sur le site lexpansion.com, Yves Adaken révèle comment Mark Zuckerberg , le fondateur de Facebook, essaie de séduire ses investisseurs potentiels. Il leur a tout simplement écrit. « Achetez-moi, achetez-moi, ce pourrait être le titre d’une chanson.
« Oyez, Oyez! Un nouvel ordre social, politique et économique est à venir et Mark Zuckerberg est son prophète. L'introduction en Bourse de Facebook - autrement dit, l'ouverture de son capital au public - constituera une étape importante de cette nouvelle ère. Mais les heureux élus appelés à devenir ses actionnaires doivent bien comprendre une chose: Facebook n'est pas une entreprise comme les autres. C'est en substance le message de la lettre aux investisseurs que Mark Zuckerberg a jointe à son dossier d'introduction en bourse et dont nous avons sélectionné et commenté les passages forts ci-dessous. » (…)
Petites phrases choisies. « Facebook n'a pas été créé à l'origine pour devenir une entreprise. Il a été bâti pour accomplir une mission sociale - rendre le monde plus ouvert et connecté. »
Mark Zuckerberg prend bien soin d'expliquer que cet idéalisme n'est pas incompatible avec le profit. Et il ne se prive pas de manier aussi le vocabulaire le plus classique d'une introduction en Bourse. "En nous focalisant sur notre mission et en développant de grands services, nous croyons que nous créerons le plus de Valeur pour nos actionnaires et nos partenaires à long terme (...). Nous ne nous réveillons pas le matin avec pour but premier de gagner de l'argent, mais nous comprenons que le meilleur moyen d'accomplir notre mission est de construire une entreprise forte et bien valorisée."
« Avec le temps, nous espérons que les gouvernements deviendront plus réactifs face aux problèmes et aux préoccupations mis en avant directement par leurs peuples tout entiers plutôt que par des intermédiaires contrôlés par une élite. »
« Nous avons cultivé une culture d'entreprise unique et une approche du management que que nous appelons le style Hacker (The Hacker Way). »
« Au fur et à mesure que notre activité augmente et devient plus complexe, notre penchant culturel à aller vite peut déboucher sur des résultats inattendus ou des décisions qui sont mal reçues par les utilisateurs, les développeurs ou les annonceurs. »
A la fin de sa lettre, Zuckerberg rappelle ce que l’on pourrait appeler "les cinq principes de Facebook" : aller à l'essentiel, bouger vite, être audacieux, être ouvert et construire de la valeur sociale.
Retrouvez ce long article et ses développements sur le site lexpansion.com, vendredi 3 février 2012
DES CHIFFRES QUI DONNENT LE VERTIGE
Petites infos, mais grosses sommes à la clé, récoltées au fil de la toile sur latribune.fr ; lexpansion.lexpress.com ; nouvelobs.com ; leschos.fr ; lepoint.fr ; challenges.fr, investir.fr, 01net.com...
41 milliards de dollars, c’est le montant des bénéfices réalisés en 2011 par le géant du secteur Exxon Mobil (+ 35 %, pour une production d'hydrocarbures en hausse de seulement 1 %).
5 milliards de dollars, c’est ce que Facebook, le réseau social aux plus de 800 millions d'utilisateurs, espérait lors de son entrée en bourse.
500 millions d'euros, c’est le montant du contrat passé entre le fabricant de systèmes à carburant Inergy Automotive Systems, filiale de l'équipementier automobile Plastic Omnium, et le constructeur allemand Aud,i portant sur des systèmes de dépollution.
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